Quelques informations sur l´histoire de l´abbaye

Naissance de l´ordre des Augustins

Histoire de la basilique de l´Assomption de la Vierge

La Vierge noire de Brno-le-Vieux, protectrice de Brno

L´autel en argent

L´autel majeur de la basilique

Fondatrice de l´Église de l´Assomption de la Vierge – la reine veuve Eliška Rejèka

La fondation augustinienne des Thurn

Figures éminentes des Augustins de Brno

La période nazie et le régime/dictature communiste

Horaire des messes

Tours guidés

Expozicion "Gregor Mendel"

Naissance de l´ordre des Augustins.

Désignés couramment aujourd´hui comme Augustins, ordre de saint Augustin ou bien ordre des frères de saint Augustin, (en latin Ordo Fratrum Sancti Augustini - OSA), cette appelation fut confirmée par la congrégation de Rome le 12 février 1969.

Né en mars 1244, et résultant du regroupement de plusieurs communautés d´ermites que le pape Innocent IV ratifia par les bulles Incumbit Nobis a Praesentium vobis le 16 décembre 1243, l´ordre est destiné à « tous les ermites de Toscane, exception faite des frères de St Guillaume » (Guillelmites).

Si la bulle Praesentium vobis décrit la façon dont ils doivent s´associer, Incumbit Nobis  constitue l´acte de fondation.

La séance du chapitre fondatrice de l´ordre se tint à Rome en mars 1244 sous la présidence du cardinal Richard Annibaldi et avec l´assistance de deux cisterciens. 

   

 

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G. J. Mendel

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On pourrait croire à première vue que l´initiative en revenait à Innocent IV, mais ce sont en réalité les ermites, ou la majorité d´entre eux (cf. bulle Cum vos du 26 mars 1244) qui demandèrent au pape de fonder l´ordre de Saint-Augustin (cf : bulles Cum a nobis du 28 mars 1244, Pia desideria du 31 mars 1244, Cum a nobis du 15 février 1254).

Si l´ordre fut défini par le pape dans de nombreux documents, son caractère apostolique apparaît déja clairement dès mars 1244. La vie contemplative des membres de l´ordre devait rester un de ses traits essentiels. La recherche de Dieu dans la solitude, issue de la vie érémitique originelle, devait pouvoir se réaliser dans une société de frères, l´ordre une fois fondé.

L´ordre augustinien jouit de l´« exemption » (échappe au pouvoir épiscopal) depuis le XIIIe siècle. L´ordre n´a pas d´obligation spécifique, ni même l´apostolat, en tant que tel. Ce dernier se traduit plutôt par les efforts à transmettre et à partager ce que les membres de l´ordre ont acquis de leur lien avec Dieu et les frères de la communauté, et cela selon leurs dons et les besoins ecclésiastiques. Si une part de la vie de l´ordre est constituée par l´apostolat lui-même, ce n´est pas sa raison d´être.

Au début de sa règle, saint Augustin présente ainsi les objectifs de l´ordre : la raison principale pour laquelle vous vous êtes réunis, c´est de vivre en harmonie et d´avoir un cœur et une pensée en Dieu (règle, I,3). L´Ordre augustinien - d´après sa propre tradition - se situe parmi les ordres mendiants.

Histoire de la basilique de l´Assomption de la Vierge

L´abbaye de Brno-le-Vieux a révélé trois phases de construction : gothique, romane à nef unique et abside carrée, et une rotonde dont l´origine remonte à la fin du Xe siècle ou tout au plus au début du XIe siècle.

On identifie le sanctuaire roman édifié sur la rotonde à la chapelle de la Vierge, citée par des sources du début du XIIe siècle.

Jusqu´a la 1re moitié du XIIe siècle, et d´après les textes, trois édifices religieux furent édifiés à Brno-le-Vieux : la chapelle de la Vierge, la chapelle St-Oldrich et la chapelle St-Wenceslas.

Les recherches archéologiques ont confirmé le plan de l´église gothique, dont Eliška Rejèka (Elisabeth Richenza) prit possession en 1323, et auprès de laquelle elle fonda un monastère de sœurs cisterciennes. Les fondations du bâtiment gothique ont récemment révélé la maçonnerie de l´église romane, que l´on peut sans aucun doute lier à un écrit de 1210 attestant l´existence de l´église de la Vierge.

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La Vierge noire de Brno-le-Vieux, protectrice de Brno

Ce tableau, inseré dans un riche décor baroque orfévré, est posé sur l´autel majeur de l´église. Il y fut placé en 1783, lorsque les Augustins qui le possédaient depuis le Moyen Age dans une chapelle de l´église St-Thomas, s´installèrent dans le monastère désaffecté par les cisterciennes.

La chronique de Huffnagel (chronique de l´abbaye des Augustins de 1664), qui rapporte les discours solennels prononcés en 1736 lors du couronnement du tableau exaltant la Vierge, reprend les textes Gemma Moraviae et Conchylium Marianum. Le tableau aurait ainsi été peint par saint Luc. De Constantinople où il arriva par le mérite de sainte Hélène, l´évêque de Milan Eustorgius l´apporta plus tard à Milan via Gênes. Après la conquête de la ville par l´empereur Frédéric Barberousse, le tableau – pour son assistance pendant cette campagne militaire - fut offert par l´empereur au roi tchèque Vladislav, lequel l´emporta à Prague. Le destin ultérieur du tableau est lié à Charles IV qui – d´après le texte de Gemma - le donna à son frère le margrave Jan en 1356.

La première information attestant la présence de ce tableau à Brno remonte à 1373. Dans un acte du 20 août Jan IX, évêque d´Olomouc, accorde des indulgences de 40 jours à l´autel doté de l´image mariale en l´église St-Thomas à Brno. Des textes ultérieurs citent le tableau en 1376, 1403, etc.

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L´autel en argent

Les Augustins de Brno reçurent du Saint Siège en 1727 l´autorisation de couronner à leur guise le tableau vénéré. Avant même d´en recueillir l´accord formel à Rome (daté du 10 mai 1736), le prévôt Zirkl -excellent organisateur- arrêta un contrat avec l´orfèvre d´Augsbourg Johann Georg Herkommer stipulant un autel devant insérer le fameaux panneau sur bois. Ainsi naquit non seulement le dit „autel d´argent“, mais aussi les chandeliers de l´autel, l´ensemble du nécessaire liturgique : 3 calices pour la messe, les burettes avec leur plateaux, une monstrance et la crosse pontificale. On avait même fait faire une robe de messe (simarre).

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L´autel majeur de la basilique

La peinture monumentale de J.T. Rotter consacrée à l´Assomption de la Vierge conséquemment au vocable de l´église, dominée par un magnifique groupe sculpté de la Ste Trinité, caractérise l´autel majeur, qui date à l´origine des sœurs cisterciennes. L´œuvre en argent de l´orfèvre d´Augsbourg citée plus haut fut quand à elle installée par les Augustins lors de leur arrivée dans les lieux. Ondøej Schweigl créa les deux autels åatéraux. Vers 1760 furent mis en place les autels dans le vaisseau principal et le grand transept, dont la réalisation fut confiée au peintre Josef TadeᚠRotter et à un stuccateur inconnu.

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L´autel en argent

Fondatrice de l´Église de l´Assomption de la Vierge – la reine veuve Eliška Rejèka

En 1297 le roi Wenceslas II se retrouva brusquement veuf. On lui proposa alors la main d´une jeune princesse polonaise de 14 ans, de la famille Richenza (prononcé Ryksa en polonais). Avec elle, on lui proposa aussi le trône de Pologne. Le couronnement eut lieu à Gniezdno en 1300. Peu après le couronnement, la jeune reine répondant au nom d´Eliška arriva dans les pays tchèques, où les gens prirent l´habitude de la nommer Rejèka, juste pour la distinguer d´Eliška, la fille de Wenceslas née de son premier mariage et à peine plus jeune qu´elle.

Tous croyaient en Pologne que l´alliance avec les pays tchèques alors si riches (à cette époque Kutná Hora versait chaque semaine à la cour royale 5 à 6 talents d´argent) protégerait leur princesse jusqu´à la fin de ses jours. Mais le destin frappa et Rajèka devint veuve avant même d´avoir 20 ans. Wenceslas II mourut de phtysie. Son successeur Wenceslas III fut assassiné et les seigneurs tchèques se virent imposer Rodolphe de Habsbourg à la condition qu´il prenne pour épouse une de leurs princesses. On ne pouvait alors prendre en considération qu´Eliška ou Marketa.  Rodolphe choisit la jeune veuve, Eliška la belle. Mais un an plus tard, son mari mourut de dysenterie pendant le siège de Horažïovice. Rejèka resta veuve 5 ans à Hradec, ville qui lui avait été offerte, et où elle fonda l´église du Saint-Esprit. Dès lors figura à ses côtés son favori, ami et protecteur, l´homme le plus puissant de royaume, le seigneur Jindøich (Henri) de Lipá, qui fut soudain déclaré gouverneur de Moravie. A cette nomination, la reine Eliška quitta sa ville en 1323 et fonda à Brno-le-Vieux, dans la vieille église paroissiale dédiée à la Vierge, un couvent de cisterciennes appelé Aula Sanctae Mariae (Salle de la Vierge).

Ce premier refuge des religieuses était provisoire. Les largesses de la fondatrice et des dons des puissants permirent en effet de commencer à construire et les travaux avancèrent vite. En 1332, la fondatrice s´y installa définitivement.

En 1355 Eliška Rejèka mourut. D´après son chroniqueur, elle est inhumée près de l´autel de la Sainte-Croix à l´intersection du transept et de la nef de l´église conventuelle. Seule une dalle marquée de la lettre couronnée E signale sa dernière demeure.

L´abbaye, quant à elle, fut construite au XVIIIe siècle par Maurice Grimm.

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La contribution des Augustins de Brno au développement des sciences, des arts et de la culture.

A peine plus d´un siècle après la naissance de leur ordre, les Augustins s´installèrent à Brno en 1346. L´acte de fondation de leur convent ne fut toutefois établi que six ans plus tard par le margrave Jan Jindøich (Jean-Henri) de Luxembourg. Leurs activités s´attachaient principalement à l´intendance religieuse, l´enseignement et la recherche scientifique. 

La fondation augustinienne des Thurn.

En 1653, alors que les Augustins étaient encore installés au couvent Saint-Thomas (actuellement à l´emplacement de la Place de Moravie - Moravské námìstí), une fondation en faveur du développement musical naquit du legs de nobles de Brno, en la personne de Sibylle Polyxène Françoise de Montana, née comtesse de Thurn et de Walsassin. Les boursiers de la fondation, nommés « modráèci » (oiseaux bleus), 6 puis 11 au début, et qui comptèrent ensuite des bénévoles et des amateurs, recevaient une éducation musicale complète avec plusieurs instruments. Ils avaient même un petit orchestre, pratiquaient la musique sacrée et le chant. Cette fondation contribua notablement à enrichir la vie musicale et pédagogique à Brno.

A partir de 1848, Pavel Køížkovský poursuivit l´œuvre de l´abbé Napp de façon créative. Après avoir prononcé ses vœux,  Køížkovský devint titulaire des orgues de Brno-le-Vieux et enseignant dans l´école de musique de la fondation, de 1848 à 1872. En1848, il composa le célèbre chœur Utonulá (La noyée), en 1855 le chœur Dar za lásku (Don pour l´amour) et en 1863 la cantate Saints Cyril et Méthode. Dans le réfectoire de l´abbaye, il dirigea des œuvres symphoniques, pour orchestre de chambre ainsi que des représentations théatrales.

En 1865, le jeune Leoš Janáèek –auquel une bourse venait d´être accordée- arriva à Brno depuis sa ville natale de Hukvaldy. Pavel Køížkovský devant partir pour Olomouc, il lui succéda en 1872 à la tribune d´orgue. Il enseigna la musique sur les quais non loin de l´abbaye (dans le bâtiment devenu aujourd´hui la Faculté de Pédagogie de l´Université Masaryk) et, à partir de 1881, il prit la direction de l´école d´orgue alors nouvellement fondée á Brno (actuel musée Janáèek, rue Smetana).

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Figures éminentes des Augustins de Brno.

Cyril František NAPP

Antonín THALLER

František Matouš KLÁCEL

František TomᚠBRATRÁNEK

TomᚠEduard ŠILINGER

Gregor Johann MENDEL

Pavel KØ͎KOVSKÝ

Leoš JANÁÈEK

Cyril František NAPP (1782-1867)

Dans la 1re moitié du XIXe siècle, l´abbé Cyril František Napp contribua d´une façon exceptionnelle aux études historiques ainsi qu´au développement de la vie culturelle et politique tchèque à Brno.

Il dirigea la communauté augustinienne pendant 44 ans. Il réussit à accueillir à l´abbaye de jeunes gens de talent, et perpétua ainsi la tradition des Augustins de Brno, orientée vers l´éducation de qualité. Nombre de ces individus devinrent de grandes personnalités.


Antonín THALLER
(1796-1843)

Apres avoir prononcé ses vœux, Antonín Thaller devint professeur de mathématiques et pionnier de la botanique à Brno. Sur son initiative et dans l´enceinte de l´abbaye (1828), l´abbé Napp créa un jardin expérimental, à partir duquel Gregor Johann Mendel développa plus tard ses activités.


František Matouš KLÁCEL
(1808-1882)
(Il a sa rue dans le quartier Masaryk)

F.M. Klácel fut un représentant notable de la vie littéraire en Moravie. Sa formation commença à Litomyšl et se poursuivit à l´abbaye de Brno. En 1835, il devint professeur de philosophie à l´Institut de philosophie de Brno. Spécialiste de Hegel, il commença également à œuvrer comme poète et grammairien. Plusieurs de ses ouvrages, dont Poèatky vìdeckého mluvnictví èeského (Débuts de la grammaire scientifique tchèque) fut une œuvre pionnière. Libre penseur contesté pour son enseignement, et bien que protégé par Napp, il partit aux Etats-Unis en 1869.


František TomᚠBRATRÁNEK
  (1815-1884)

F.T. Bratránek succéda à Klácel au poste d´enseignant de philosophie au lycée épiscopal de Brno. Spécialisé en philosophie, esthétique et histoire de la littérature allemande, il partit en Pologne en 1851, où il fut nommé professeur de littérature allemande à l´université Jagello de Cracovie, avant d´en devenir finalement le recteur.


TomᚠEduard ŠILINGER
(1866-1913 )
(Il a sa place dans le centre de Brno)

Homme politique et patriote tchèque, T.E. Šilinger fut un des meilleurs journalistes moraves. A partir de 1896, il dirigea le journal catholique Hlas. En 1906, il devint député local, puis fut nommé député de l´Empire à Vienne. Il fut également co-fondateur de la base patriotique tchèque de Brno.


Gregor Johann MENDEL
(1822-1884)
(il a sa place
près de l´abbaye)

G. J. Mendel entra à l´abbaye en 1843. A Brno, il mena simultanément ses études de théologie, d´agriculture et de viticulture, avant de compléter son cursus à la Faculté de Sciences naturelles de Vienne pendant deux ans. Il enseigna brièvement au lycée de Znojmo, et devint, en 1854, professeur de physique et de sciences naturelles au lycée de Brno (au pied de la rue Janská).

Il fut un membre actif de plusieurs sociétés de sciences naturelles, parmi lesquelles on peut citer :

·         la Société de sciences naturelles de Brno

·         la société moravo-silésienne pour l´amélioratoin agricole

·         l´association des apiculteurs

C´est dans le petit jardin de l´abbaye qu´il mena ses expériences sur le croisement des plantes. C´est en cultivant des pois qu´il élabora sa théorie génétique et démontra les caractéristiques relatives à la sélection des espèces. En 1871, pour étudier  les abeilles, il fit construire sur le coteau surplombant l´abbaye un petit bâtiment qui fut relativement entretenu jusqu´a nos jours. Toujours dans l´enceinte de l´abbaye, il installa une station de relevés météorologiques. Toutefois, ce n´est qu´en 1910 que son œuvre fut reconnue. Un comité international de 150 chercheurs naturalistes fit édifier dans le parc de l´abbaye une statue commémorative (du sculpteur Theodor Charlemont).

Pour de plus amples informations, on peut consulter le site  www.mendel-museum.org


Pavel KØ͎KOVSKÝ
(1820 - 1885)
(il a sa rue dans le quartier de Brno-le-Vieux)

P. Køížkovský fut une personnalité marquante de la fin du XIXe siecle pour la vie musicale et culturelle de Brno. Né en Silésie à Holašovice pøes d´Opava, il vint étudier la philosophie à Brno en 1843. Peu après son arrivée, il entra chez les Augustins et après avoir prononcé ses vœux, il devint titulaire des orgues de l´église de Brno-le-Vieux. Il occupa cette fonction de 1848 à 1872.

A l´occasion des somptueuses commémorations de Cyril et Méthode qui se déroulèrent en 1863, Køížkovský composa la cantate Saints Cyril et Méthode, et la dirigea avec la participation monumentale des chanteurs et du public.

Køížkovský resta un certain nombre d´années à la tête de la fameuse fondation Thurn, où il continua aussi d´enseigner la musique, le solfège et l´orgue. Pédagogue hors-pair, il fut aussi théoricien et compositeur, sans oublier son rôle de pionnier dans le chant choral et la direction de chœur.

Les dernières années de sa vie (1872), il partit à Olomouc et œuvra comme maître de chapelle, directeur de maîtrise et compositeur en l´église St-Maurice. C´est à cette époque qu´il s´intéressa à l´étude et à la réforme du chant d´église. Il fut alors relayé à la tribune d´orgue de Brno par Leoš Janáèek.

Leoš JANÁÈEK (1854-1928)
(Il a sa place, son conservatoire de musique et son opéra dans le centre ville de Brno)

S´il n´entra jamais dans les ordres, sa vie resta étroitement liée à celles de l´abbaye et de la fondation Thurn. C´est comme boursier de la fondation Thurn qu´il entra à l´abbaye en 1865, où il reçut la double éducation de lycée et de musique, qui lui permirent d´accéder plus tard  à la vie culturelle de Brno.

P. Køížkovský partant pour Olomouc en 1872, soit 7 ans seulement après son admission à la fondation, Janáèek devint titulaire des orgues de l´église de Brno-le-Vieux. En 1925, il fut nommé docteur honoris causa par l´université Masaryk de Brno.

Connu dans le monde entier aussi bien pour ses scènes d´opéras que pour ses œuvres concertantes, les plus grands maîtres de la musique tout comme les étoiles internationales du chant lui rendent hommage. En 1928, les Augustins de Brno l´accompagnèrent dans son dernier voyage depuis la chapelle de la mise au tombeau de la basilique de Brno-le-Vieux.

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La période nazie et le régime/dictature communiste

Les années d´occupation nazie constituent un chapitre noir dans l´histoire de l´abbaye. On saluera la mémoire de plusieurs de ses membres qui se sont sacrifiés. Sur dénonciation, Alfons Zadražil, le prélat P. Baøina, le curé P. Dvoøaèek, et les pères Norbert Doležal, Alois Pøibyl, Florian Fulgence Janèik, durent se présenter devant le tribunal nazi pour s´être réuni, avoir œuvré et pensé contre le régime, écouté la radio de l´Ouest, mis en lieu sûr les biens précieux de l´abbaye sans les déclarer aux autorités allemandes. P. Alfons Zadražil paya ces activités de sa vie. Il fut exécuté en février 1945, tout comme le portier de l´abbaye Martin Lukáš, dans la résidence universitaire de Kounic.

Les premières années d´après guerre portèrent un vent de liberté aux Augustins de Brno-le-Vieux. Toutefois, dès 1950, les activités de l´ordre furent suspendues, les religieux furent pour la plupart emprisonnés, condamnés aux travaux forcés ou rabaissés à des activités civiles sous qualifiées. Les biens de l´abbaye furent confisqués, puis partiellement utilisés plus tard par l´Institut national d´archéologie. L´activité religieuse fut alors réduite à l´activité paroissiale de la basilique.

Ce n´est qu´avec la chute du régime socialiste en 1989 et le retour à la démocratie, que les Augustins purent réintégrer leur abbaye, où les attendait un lourd travail de restauration et de rénovation, qui aujourd´hui, avec l´aide de Dieu, progressivement leur sourit.